Une histoire qui continue en 1997

Tout au long de l'année 1997 j'allais multiplier les projets professionnels à la recherche d'un équilibre que je ne parvins jamais à atteindre.


Le dernier en date, une pépinière d'entreprise qui verra le jour début 1998 marquera le tournant de mon existence. Courant mars cette pépinière ouvrira ses portes avec plusieurs de mes clients mais très vite je compris que je n'étais qu'un instrument dont on voulait se servir pour faire grandir des entreprises en profitant largement de mes compétences ; et j'ai craqué !

Fin mars je décidai de mettre un terme à toutes mes aventures professionnelles, faire un break, orienter ma vie vers "autre chose, autre part"...

C'est en mars aussi que je produisis mon deuxième CD, Camargue, que j'avais écris et mis en musique l'année d'avant.

C'est aussi à ce moment-là que l'aventure pyrénéenne vécue 4 ans auparavant m'est revenue en mémoire ; et pourquoi ne pas me lancer dans la traversée complète de ces Pyrénées qui restaient un beau souvenir ?

J'allais avoir cinquante ans en novembre et si je voulais maintenant changer de vie, le moment ne pouvait être mieux choisi.

Je pris alors l'initiative de fermer mon entreprise, de récupérer ce que je pouvais en finances et de préparer un itinéraire cohérent avec une date de départ pour le 17 avril !


Au fil des jours le projet a pris forme et les détails se sont assemblés tout naturellement.

D'abord je ne dirais rien à personne sauf à mes enfants, et pour les autres je devrais partir un weekend prolongé pour une course en montagne.

Je partirais du Puy en Velay par le GR65 pour m'entrainer deux mois avec tout mon matériel de montagne (23 kg) et atteindre St-Jean Pied de Port vers le 20 juin d'où je rejoindrais Hendaye en train pour le grand départ.

Pas d'objectif précis pour l'avenir, me perdre dans les Pyrénées, ne plus en revenir, trouver un refuge et m'y installer définitivement, autant de possibilités que j'acceptais sans hésiter.

Je terminais encore quelques textes dont cette "Lettre d'une muse à son défunt poète" qui servira de support au roman que j'espère publier un jour sur l'histoire de Jocelyn, mon Maître en littérature, puis avec Dominique, mon pianiste préféré, j'en ai composé la mélodie au piano...Un coeur qui lance un cri de solitude et d'abandon !

Le 16 avril veille de mon départ, un temps exécrable sur les montagnes d'Auvergne m'obligea à reporter d'une semaine mon envol...Un signe du destin !

Je passais encore une semaine à hésiter mais le 24 avril 1998 à six heures du matin, je prenais le train en gare d'Aigues-Mortes sous un beau soleil de printemps, le coeur léger sans imaginer un seul instant que je scellais ainsi un destin qui m'échapperait de façon invraissemblable, et que la Providence était déjà en marche...


Le Balaïtous


A l'approche de Gavarnie


La Brèche de Roland


Bivouac au refuge de Goritz


Du sommet du Monte Perdido



Lionel au sommet


D'autres moments de cette traversée



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8 Janvier 2020 - écrit par Jean-Marc LUCIEN - Lu 244 fois






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