12 Septembre 2016 - écrit par Jean-Marc LUCIEN - Lu 326 fois

Dimanche 11 septembre 2016 - Une deuxième lettre de mon exil forcé, en ce jour mémoire.

Si le souvenir de l'horreur est encore profondément ancré dans nos mémoires collectives la tristesse et la révolte s'estompe peu à peu. Quelque soit la peine, il nous faut avancer...


La maison du bonheur ou 10 années d'accueil gratuit des pèlerins de Saint-Jacques
La maison du bonheur ou 10 années d'accueil gratuit des pèlerins de Saint-Jacques
Lettre aux Hébreux 12,5-7.11-13. 
Quand le Seigneur aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons ; il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils. 
Ce que vous endurez est une leçon. Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ; et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ? 
Quand on vient de recevoir une leçon, on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse. Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon, celle-ci produit un fruit de paix et de justice. 


Alors voilà, je me dis que depuis notre départ du Chemin de St-Jacques, je suis en "leçon". Une sorte d'apprentissage sur le chemin de la redécouverte de ce que Dieu peut bien aujourd'hui attendre de moi.

J'écoute, j'essaye, je m'aventure et...je retombe, sans doute parce que la route n'était pas la bonne.

Et je dois me relever, encore et encore, pour reprendre ce bâton de pèlerin qui semble coller à ma main...

Chercher le nouveau passage, écarter des ronces et des épines, marcher dans les orties, lentement sans rien déranger espérant une lueur au bout d'un tunnel sans fin.

Une leçon ? Je viens d'en prendre une nouvelle ! Je me voyais reparti dans un beau petit projet avec l'accompagnement de cette nouvelle école où mon fils allait pouvoir trouver sa place, aider les fondateurs à mettre en place cette petite structure, de manière bénévole et sans aucun intérêt personnel comme cet accueil vécu pendant dix ans. Mais voilà, les cinq fondateurs de l'école, après m'avoir gentiment laisser faire le travail, ont sans doute eu peur ; trop de compétences incite à la méfiance et au rejet...Ils ne veulent plus de ma présence...je connais le refrain !

Alors j'irai secouer la poussière de mes chaussures ailleurs et offrir mon partage et mon soutien à d'autres car sans nul doute il y a sur un chemin quelqu'un qui a besoin de moi.
Et pas ces personnes qui, bien trop enfermées dans leur ego routinier, ne sont pas en mesure de comprendre la générosité, le don et le partage ; finalement elles sont bien malheureuses de ne connaître qu'elles-mêmes.

Je me rends compte que malgré l'éloignement de mes frères du chemin et de mes ami(e)s il est encore loin le jour où je pourrais enfin (hélas ?) me dire que j'ai quitté le Grand Chemin, car chaque instant de ma vie semble plus me rapprocher de celui-ci que de m'en éloigner.

Serait-ce la leçon que le Seigneur tente de me faire comprendre ? Suis-je au final plutôt appelé à revenir un jour au service de mes frères et soeurs du Chemin ? Si chaque pas que j'ose sur de nouveaux sentiers finalement me ramène à mon point de départ, mon arbre auprès duquel je vivais heureux, me faudrait-il comprendre que mon demain est en perspective de mon passé ?

Ce qui se passe actuellement au Gîte Chrétien donativo du Soulié me brise le coeur car à travers les souffrances de Michel ROUDIL et de ses ami(e)s je sens remonter en moi cette profonde injustice qui m'a déchiré l'âme lorsque, sous le coup des mêmes détracteurs et de la même instrumentalisation de la justice, j'ai dû quitter ce lieu de Saint-Privat d'Allier où je vivais heureux du partage journalier et du don permanent qui baignait notre famille.

Vous toutes et tous qui lisez cette lettre, n'oubliez pas sur le Site, de suivre le lien pour signer la pétition pour défendre cette liberté d'accueil de l'autre dans un esprit de gratuité et de partage...

Pour l'instant et du fond de ma retraite "ermitage" j'essaye de retrouver le chemin du Christ en revivant mon histoire d'amour avec le chemin, en partageant ma vie avec mon épouse Marie et me dévouant à mon fils Thibault pour qu'il puisse persévérer dans ses études avec la même liberté que ce qui fut la nôtre pendant 10 ans.

Il y aura d'autres lettres de mon exil en attendant de trouver La Porte, la bonne, celle de la Lumière qui me portera plus loin, sur un chemin, sur Le Chemin peut-être comme le retour du fils prodigue...

Si Dieu le veut, surtout si j'arrive à attendre son appel du fond de mes incertitudes et de mes turpitudes.

Tous les soirs je me sens vidé, mais "...tous les matins je reprends le chemin, tous les matins je vais plus loin..." !

A bientôt

Jean-Marc LUCIEN



              

Liste de liens
Tags
Galerie
Serre 1
Etat des lieux côté Est
Etat des lieux d'origine
Salle à manger d'origine
Installation d'origine
Etat des lieux
Démolition du vieux meuble encastré
Dépose de l'ancienne toiture
Façades à l'origine

YouTube Channel
Rss